< Saison 19.20

Un air de printemps

Un air de printemps

Victor Julien-Laferrière saura vous séduire avec cette page incontournable du répertoire

 
Serge Prokofiev L’Amour des trois oranges

Suite

 
Edward Elgar Concerto pour violoncelle en mi mineur op. 85 
Anton Dvorák Symphonie n° 8 en sol majeur op. 88


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Un air de printemps

Comme le printemps qui apporte le renouveau, la poussée des écoles nationales qui prennent forme en Europe au XIXe siècle ouvre des perspectives nouvelles en art au début du XXe siècle : il s’agissait de trouver dans les racines de chaque culture une manière de renouveler le langage musical. Chez les Britanniques d’abord, Edward Elgar incarne la prolongation de la grande tradition allemande. Son Concerto pour violoncelle (1919) cultive un lyrisme grandiose : ses mélodies semblent ne jamais s’arrêter. Anton Dvorak a cherché dans le folklore tchèque une caractérisation de sa musique : sa Symphonie n° 8 (1889) a été écrite dans le petit village de Vysoka, c’est là que le compositeur a puisé dans les thèmes populaires dansants de cette contrée, parfois inspirés des chants d’oiseaux. Prokofiev se nourrit quant à lui de l’ancienne tradition italienne de la commedia dell’arte dans L’Amour des trois oranges (1919) : mais c’est pour mieux la détourner et lui donner les couleurs de la modernité russe qui fait alors fureur depuis la Révolution d’Octobre. Ici, plus de mélodies chantantes et lyriques : tout n’est que rythmes et ruptures géométriques dans l’esprit de l’avant-garde constructiviste.