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Île de créations 2013

Finale vendredi 11 janvier 2013
Maison de l'Orchestre national d'Île-de-France, Alfortville
Parrain Oscar Strasnoy, compositeur
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Œuvre lauréate : Intermède pour une mer jamais vue de la compositrice chypriote Christina Athinodorou
L'émission Alla breve à la réécoute
 

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Les finalistes
. Christina Athinodorou, Intermède pour une mer jamais vue
«Les lettres de Beethoven contiennent, par rapport au compositeur, deux vérités qui sont très touchantes: le souci que la perte progressive de son audition rendrait ses «ennemis» heureux, et qu’il n’a jamais vu la mer de sa vie. Ces informations ont été les éléments déclencheurs de la naissance de cette pièce pour orchestre, une pièce qui reflète une collection d'impressions de la toute première vue de l'eau infinie, alors qu'une "musique intérieure" devient de plus en plus forte.»
. Thomas Menuet, Agakure
«Passionné depuis de nombreuses années par le Japon féodal et ses coutumes traditionnelles, c’est tout naturellement que ce sujet s’est imposé, dès les prémisses de l’écriture de ces cinq pièces pour orchestre. Actuellement, cette passion s’enracine vers le théâtre Nô et plus précisément vers les différents arts contenus dans cette pratique théâtrale.
Par un jeu très précis et codifié, les acteurs comme les musiciens utilisent une dialectique de cris, et réveillent chez le spectateur des peurs très vives, dans le but d’imager la scène jouée. De nombreux cinéastes citent, encore aujourd’hui, ces acteurs et musiciens Nô, de façon à rendre pertinent les plus imposants cauchemars de leurs personnages. Cet esprit, baigné de fascinantes oppositions qui s’enrichissent mutuellement, c’est cela qui m’a apporté le moteur essentiel à la création de cette pièce. En somme, créer pour l’orchestre ces différents sentiments imposants, dans le but d’activer mais aussi de faire face à notre fragilité quant à nos peurs enfouies.
L’héroïsme Beethovénien mis en musique par ce concert, en est-il si éloigné pour autant ? Ce sentiment si imposant que l’on perçoit en écoutant la musique de ce compositeur, en est-il si éloigné ? Malgré les différentes cultures et habitudes culturelles de ces deux peuples (japonais et allemand), il me semble qu’il y a bien quelque chose de commun à aller chercher ici … Et au moins autant que le Nô aujourd’hui pour moi, cette recherche « d’essence commune » me mobilise et me passionne tout autant. Comme pour relier une passion à une autre, c’est donc tout naturellement que ce compositeur apparait, mis en scène par certaines habitudes instrumentale de langage, par ses silences et contrastes théâtraux. La cinquième pièce plus que les autres, se charge de mettre en avant ces aspects, comme un hommage de circonstance à ce compositeur. Teintée d’un esprit très français, m’a-t-on confié, ces cinq pièces n’en restent pas moins initialement construites sur ces deux fondamentaux que sont le théâtre Nô et cette volonté « d’essence commune ». Cet esprit de synthèse au combien délicat et fragile, c’est bien le pari que je prends ici par le biais de mon écriture, de vous faire entendre ici.»

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