L'Oiseau de feu

L'Oiseau de feu


Sergueï Rachmaninov
Concerto pour piano n°3

Read Thomas
Dance Foldings

Igor Stravinsky
L'Oiseau de feu (Suite)

direction Alevtina Ioffe
piano Boris Giltburg

Concert symphonique

Réserver

12 mars 2024 - 20h
Paris (75)

Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie de Paris

Autres dates en Île-de-France

Réserver

10 mars 2024 - 16h
Villejuif (94)

Théâtre Romain Rolland

Réserver

16 mars 2024 - 20h45
Maisons-Alfort (94)

Théâtre Claude Debussy

Réserver

17 mars 2024 - 16h
Courbevoie (92)

Espace Carpeaux

Réputé l’œuvre la plus difficile au monde, le Troisième Concerto pour piano (1909) de Sergueï Rachmaninov continue d’effrayer les pianistes. Son dédicataire, Josef Hofmann, avait d’ailleurs renoncé à jouer cette partition à la virtuosité diabolique et c’est Rachmaninov lui-même qui s’était attelé à sa création, à New-York, après avoir travaillé des jours entiers sur un piano muet de voyage pour pouvoir maîtriser l’exécution de sa propre composition ! Une fois qu’il avait fini de la jouer, il ne pouvait enchaîner aucun bis : « Je le voudrais bien, mais mes doigts ne veulent pas », lançait-il au public américain hilare.
Premier Prix du prestigieux Concours International Reine Elisabeth (2013), le pianiste israélien Boris Giltburg fait partie de ceux qui ont relevé le défi que représente l’interprétation de ce concerto et qui le défendent à merveille.
Autre visage de la Russie du début du XXe siècle : Igor Stravinsky, le surdoué de Saint-Pétersbourg qui s’était rapidement fait connaître à Paris en composant la musique pour les représentations des Ballets russes. Comme Le Sacre du printemps et Petrouchka, L’Oiseau de feu (1910) s’inspire des traditions russes pour les magnifier en même temps que les moderniser. On y entend les accents orientaux d’une Russie fascinée par les légendes et les personnages terrifiants ou sensuels d’histoires tragiques.
C’est en réponse à une commande de la BBC sur le thème du lien entre les arts et les sciences qu’Augusta Read Thomas a composé Dance Foldings . Cette danse, c’est celle des molécules du corps qui, dans un ballet organique millimétré, s’assemblent, se séparent et se remplacent avec précision et en cadence.


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Concert enregistré par Radio Classique


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En partenariat avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (Stéphane Pallez, présidente / Émilie Delorme, directrice)

Alevtina Ioffe est l’une des chefs d’orchestre les plus prometteuses de sa génération. Elle débute sa carrière internationale en 2018, en réussissant ses débuts au Deutsche Oper de Berlin, en dirigeant Le Lac des cygnes de Tchaïkovski, qui lui vaut immédiatement une nouvelle invitation. En avril 2019, elle fait ses débuts au Bayerische Staatsoper de Munich avec le double programme Iolanta de Tchaïkovski et Mavra de Stravinsky, mis en scène par Axel Ranisch, filmé puis diffusé en DVD. Le succès de cette production lance la carrière internationale d’Alevtina Ioffe, qui débute en Allemagne : durant la saison 2020/2021, elle se produit pour la première fois au Komische Oper de Berlin avec une nouvelle production de La Grande-duchesse de Gérolstein de Jacques Offenbach, mise en scène par Barrie Kosky et est réinvitée en 2022 pour Les contes d’Hoffmann. Malgré la pandémie, au cours de la saison 2021/2022, deux débuts importants sont à noter : à l’Opéra de Stuttgart, avec une nouvelle production de Hansel et Gretel, et à l’Opéra de Seattle, en dirigeant Les noces de Figaro, lançant ainsi sa carrière aux États-Unis.

Née à Moscou, Alevtina Ioffe étudie la direction de chœur, l’art vocal classique et le piano à l’Institut musical et pédagogique d'État Ippolitov-Ivanov à Moscou ; elle est diplômée de la Faculté de direction d’orchestre et d’opéra du Conservatoire Tchaïkovski à Moscou alors dirigé par Vladimir Ponkin. Après son expérience de cheffe assistante de Donald Runnicles à l’Opéra de San Francisco, elle obtient en 2009 le troisième prix du concours de direction Victor de Sabata à Trieste en Italie, avec une mention spéciale de l’orchestre.
 
Entre 2008 et 2011, Alevtina Ioffe dirige le Théâtre académique musical Stanislavsky et Nemirovich-Danchenko de Moscou et est régulièrement invitée à diriger le Teatro Massimo Bellini à Catane et le Teatro Verdi à Trieste en Italie, ainsi que le Staatstheater d’Oldenbourg en Allemagne. Entre février 2021 et juin 2022, Alevtina Ioffe est directrice musicale du Théâtre Mikhailovsky à St. Petersbourg ; elle est la première femme à diriger une importante institution musicale en Russie. Jusqu’en 2021, elle est aussi directrice musicale du Théâtre national de ballet et d'opéra pour les jeunes Natalia Sats à Moscou, poste qu’elle a occupé pendant plus d’une décennie.

Alevtina Ioffe a dirigé certains des plus importants orchestres de Russie, et notamment l’Orchestre Novaya Rossiya, l’Orchestre national philharmonique de Russie et l’Orchestre symphonique de Krasnodar.

En 2016, elle fait sa première apparition au Festival de Perm en Russie, avec Denis Matsuev et les lauréats du concours Tchaïkovski, à la direction de l’Orchestre national de Russie. En septembre 2020, Alevtina Ioffe dirige pour la première fois l’Orchestre national de Lille, où elle se produira à nouveau en mars 2023. Elle fait ses débuts à la Philharmonie de Paris en octobre 2021, à la direction de l’Orchestre national d’Île-de-France, et est immédiatement ré-invitée pour les saisons 2022/2023 et 2023/2024. Il en est de même à la Staatskapelle de Weimar, où elle se produit en juin 2022 et reçoit aussitôt une nouvelle invitation pour la saison 2022/2023.
 
La saison 2022/2023 sera marquée par ses débuts au Teatro Filarmonico de Vérone avec La Bohème, à l’Opernhaus de Zurich avec un nouveau ballet, avec l’Orchestra della Toscana et l’Orchestre du Teatro Lirico di Cagliari en Sardaigne pour des programmes symphoniques, ainsi que par son retour aux États-Unis pour une nouvelle production de La Bohème au Washington National Opera.

 
Photo © Victor Goriachev



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Né à Moscou, le pianiste israélien est salué dans le monde entier comme un interprète extrêmement sensible, perspicace et inspirant. Les critiques l’ont loué pour sa « ligne de chant, sa diversité de toucher et sa vaste palette de dynamique capable de grands élans d’énergie » (Washington Post), ainsi que pour son approche passionnée et narrative de la performance : « l’alternance entre calme spirituel et engagement marqué est saisissante, et on ne peut espérer une interprétation plus éclairante, plus lyrique et plus intensément formulée » (Süddeutsche Zeitung).

Son aisance dans un vaste répertoire lui a valu au cours des dernières années une reconnaissance accrue comme l’un des interprètes majeurs de Rachmaninov : « Son originalité vient d’une convergence du cœur et de l’esprit, servie par une technique pure et motivée par un amour profond et infini pour l’un des plus grands compositeurs et pianistes du XXème siècle » (Gramophone).

Pour célébrer l’anniversaire de Beethoven en 2020, Boris Giltburg s’est lancé dans le projet exceptionnel consistant à enregistrer et à filmer l’intégralité des 32 sonates pour piano de Beethoven au cours de l’année, informant de sa progression sur son blog. Le cycle, diffusé sur la bibliothèque en ligne Naxos et toutes les principales plateformes numériques, puis sous forme de coffret, combine la qualité élevée d’un enregistrement en studio et l’immédiateté d’une performance en direct, ce qui aboutit à une interprétation personnelle et nouvelle de ces éléments clés du répertoire. Le vif intérêt de Boris Giltburg pour Beethoven s’est étendu à la scène, où il a joué les quatre dernières sonates au cours de la saison 2020/2021. Il enregistre actuellement l’intégralité des concertos pour piano de Beethoven avec le Royal Liverpool Philharmonic et Vasily Petrenko, et les a interprétées avec le Brussels Philharmonic sous forme d’un cycle de trois nuits consécutives lors du Festival de piano de Flagey en 2020. Il apparaît dans la série télévisée de la BBC « Being Beethoven ».

Il joue régulièrement des récitals sur les scènes mondiales les plus prestigieuses, et notamment le Concertgebouw d’Amsterdam, le Carnegie Hall, la Elbphilharmonie à Hambourg, le Southbank Centre à Londres, le Rudolfinum à Prague, l’Auditorium de Radio France, le Teatro Colon à Buenos Aires, l’Oriental Arts Centre à Shanghai, le Toppan Hall à Tokyo et la Konzerthaus à Vienne.

Boris Giltburg collabore avec les chefs d’orchestre et orchestres les plus prestigieux du monde entier, y compris le Philharmonia Orchestra de Londres, le Philharmonic de Londres, l’Orchestre philharmonique tchèque, la Deutsche Kammerphilharmonie de Dresde, la radio WDR de Cologne, l’Orchestre philharmonique de Rotterdam, l’Orchestre philharmonique d’Oslo, l’Orchestre philharmonique d’Israël, l’Orchestre philharmonique de la NHK à Tokyo, les orchestres symphoniques de Baltimore et Seattle ainsi que les BBC Proms. En 2020/2021, il fait ses débuts à l'Académie nationale Sainte-Cécile de Rome avec Kirill Petrenko ainsi qu’avec l’Orchestre national de France et Cristian Macelaru. Il retourne également au Royal Philharmonic avec Vasily Petrenko, à l’Orchestre de Halle avec Sir Mark Elder et à l’Orchestre philharmonique des Pays-Bas avec Mark Wigglesworth.

Boris Giltburg est un artiste accompli. En 2015, il débute une coopération fructueuse avec Naxos Records, sortant une série d’enregistrements, acclamée par la critique, d’œuvres de Beethoven, de Schumann, de Liszt, de Rachmaninov et de Chostakovitch. Son précédent album, consacré aux « sonates de guerre » de Prokoviev, avait été nominé aux Classical Brits Critics’ Award. Dernièrement, il a remporté un Opus Klassik du meilleur enregistrement soliste (pour les Concertos et les Études-tableaux de Rachmaninov), un Diapason d’or (Concertos de Chostakovitch et son propre arrangement du Quartet à cordes n° 8 de Chostakovitch), ainsi qu’un Gramophone Award pour le Quintette pour piano de Dvořák chez Supraphone avec le Pavel Haas Quartet, avec lequel il entretient une collaboration de longue date.

Boris Giltburg ressent un besoin fort d’impliquer le public en dehors des salles de concert. Son blog « Classical music for all » vise un public non spécialisé ; il publie également des articles dans des publications telles que Gramophone, BBC Music Magazine, The Guardian, Times et Fono Forum. Durant la période de confinement au printemps 2020, Boris Giltburg diffusait régulièrement des performances en direct et des masterclasses depuis chez lui, qui comptabilisent à ce jour plus d’1 million de vues.

Les critiques l’ont loué pour sa « ligne de chant, sa diversité de toucher et sa vaste palette de dynamique capable de grands élans d’énergie » (Washington Post).

Pour célébrer l’anniversaire de Beethoven en 2020, Boris Giltburg s’est lancé dans le projet exceptionnel consistant à enregistrer et à filmer l’intégralité des 32 sonates pour piano de Beethoven au cours de l’année.

Boris Giltburg est un artiste accompli. En 2015, il débute une coopération fructueuse avec Naxos Records, sortant une série d’enregistrements, acclamée par la critique, d’œuvres de Beethoven, de Schumann, de Liszt, de Rachmaninov et de Chostakovitch.
 
 
Photo © Sasha Gusov



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